Secteur public

Collectivités locales : quelle part du budget informatique est mobilisée par les directions métiers ?

La nouvelle étude de MARKESS, « Projets numériques associés aux orientations stratégiques des collectivités locales, France, 2014-2016″ confirme l’implication croissante des directions métiers pour le portage des projets numériques. Plus d’un décideur sur deux interrogés affirment qu’une part des dépenses informatiques se déporte au sein des directions métiers. Ces dernières capteraient selon ces mêmes décideurs l’équivalent de 21% du budget informatique* de leur collectivité.

Ce constat présage d’une réorganisation nécessaire en interne des collectivités pour aborder les chantiers numériques, avec également l’implication des directions générales. Si la prise en main par les directions métiers est un signal positif pour les usages, il ne faut pas moins garantir la sécurité et la cohérence globale des systèmes d’information, en associant chaque partie prenante (DSI, direction générale et métiers). L’observatoire des compétences numériques des collectivités locales de MARKESS publié en juin 2014 avait déjà mis en exergue la montée en puissance des métiers dans les projtes de transformation des administrations.

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* Le budget informatique englobe les charges de personnel interne, l’acquisition de matériel et de licences logiciels, ainsi que les prestations de services externes contractualisées auprès de prestataires de services informatiques ou équivalents. Ne sont pas inclus dans ce budget informatique les services télécoms et réseaux. 

D’ores et déjà, la réforme territoriale devrait contribuer à lancer une nouvelle dynamique de chantiers numériques avec 40% des décideurs interrogés par MARKESS affirmant que cette réforme sera un accélérateur de ces projets. Au titre des principales mutations à venir sont citées, pour un tiers des décideurs, la mutualisation des ressources informatiques et l’harmonisation des systèmes d’information (SI) à plus grande échelle pour favoriser l’interopérabilité et la délivrance de services sans couture pour l’usager. Les prérequis en amont de ces mutations consisteront à mettre en place une nouvelle gouvernance des SI, garantissant ainsi une concertation optimisée des acteurs d’un territoire ainsi que des projets de plus grande envergure. Les systèmes d’information territoriaux sont donc appelée à évoluer pour plus de transversalité et moins de redondances, avec comme ligne de mire l’amélioration des dépenses publiques !

Découvrez le sommaire de l’étude complète « Projets numériques associés aux orientations stratégiques des collectivités locales, France, 2014-2016 »