The internet of things

Des milliards d’objets sont déjà interconnectés dans le monde. Le décompte exact est impossible, chaque jour, chaque minute, chaque seconde voyant de nouveaux objets échanger des données entre eux ou avec des environnements tiers. Quels que soient les chiffres qui circulent et les rapports qui traitent de ce sujet, les tendances convergent : l’ère des objets connectés et de l’IoT ouvre la voie à de nouveaux services, change les modèles et bouscule les approches de nombreux secteurs d’activité (données et visuels extraits de notre nouvelle étude : Le cloud au service des objets connectés & de l’IoT : Projets & tendances 2020).

Les objets connectés et l’IoT en réponse à 3 enjeux

L’usage d’objets connectés permet aujourd’hui d’améliorer certains domaines ou fonctions de l’entreprise ainsi que les services délivrés aux clients. Début 2018, les décideurs interrogés par MARKESS avancent plus particulièrement 3 axes d’amélioration associés à l’IoT et aux objets connectés :

  • L’expérience client pour 54% d’entre eux.
  • Des services ou processus spécifiques à leur secteur (santé, assurance, transport, logistique…) pour 46%.
  • La consommation (énergie, consommables, produits…) pour 42%.

Cependant, la gestion de milliers d’objets connectés, le traitement à la volée de pétaoctets de données remontées ou captées par ces objets, leur stockage et sauvegarde pour un usage ultérieur doivent s’appuyer sur de nouveaux modèles d’infrastructure informatique permettant d’aller plus vite, d’être plus agile et plus sûr.

Quelques-unes des orientations clés de ce marché sont aussi détaillées dans notre e-Book : Le cloud, levier de la compétitivité des entreprises : 7 recommandations d’ici 2020

Le cloud au service des objets connectés et de l’IoT

Pour répondre aux nombreux enjeux que soulèvent les projets d’objets connectés, le cloud est aussi un modèle de plus en plus prisé. Les porteurs de tels projets interrogés par MARKESS en sont convaincus, plus de 90% d’entre eux comptant recourir au cloud computing d’ici 2020, et ce, pour 5 raisons majeures :

  • La communication des objets connectés avec d’autres environnements du système d’information (SI). Les plates-formes iPaaS devraient jouer un rôle clé comme le témoigne le projet My UV Patch de L’Oréal.
  • L’analyse des données en provenance d’objets connectés. Le cloud permet de garantir la puissance de traitement nécessaire pour analyser des données à la volée, en volume et en temps réel. La société Engie Axima combine ainsi le cloud et l’analyse de big data pour prédire les pannes de ses installations techniques et réduire les coûts d’exploitation associés.
  • La communication entre objets et appareils connectés (IoT), qui peuvent être répartis sur des milliers de sites ou zones géographiques comme c’est le cas chez Veolia.
  • L’accès à des jeux d’APIs pour interconnecter les services applicatifs entre eux.
  • L’accès à des infrastructures de stockage (et de sauvegarde).

©MARKESS - Top 5 des raisons du recours au cloud pour les objets connectés et l’IoT

Ces décideurs mettent aussi en avant la possibilité d’accéder, via ces plates-formes, à des modèles de « machine learning », à des capacités de traitement pour les données de ces objets et d’enrichissement de celles-ci avec des sources tierces pour créer des services à valeur ajoutée additionnels, et voire dans certains cas, différenciateurs par rapport à la concurrence.

De plus en plus de plates-formes PaaS facilitent aussi la création rapide de fonctions permettant d’exécuter du code pour n’importe quel objet connecté sans avoir à mettre en service ou à gérer des serveurs. D’autres vont aider à gérer les flottes d’appareils connectés en les localisant rapidement, en envoyant des mises à jour à distance, en mesurant les indicateurs de fonctionnement afin d’anticiper des pannes ou autres défaillances…

Les points critiques liés aux projets d’objets connectés

Dans le cadre de ces projets liés à l’IoT, tous les décideurs interrogés relèvent cependant des points critiques en matière de données, de sécurité et de connexion des objets connectés.

En regard, de nouvelles offres émergent afin de mieux protéger et sécuriser les données sensibles ainsi collectées, de faciliter la synchronisation en temps réel avec d’autres environnements du SI, ou encore de faire fonctionner en local les objets en l’absence de connexion réseau ou en cas de connexion intermittente. Sur ce dernier point, il faut suivre avec attention les solutions de type « fog computing » ou « edge computing » qui proposent de déporter une partie des traitements au plus proche des objets connectés, les ressources dans le cloud n’étant sollicitées que pour la gestion, l’analyse et le stockage de longue durée.

Pour Emmanuelle Olivié-Paul, Directrice Associée de MARKESS et auteure de cette étude, « seuls quelques acteurs du marché ont aujourd’hui la capacité à couvrir un large spectre de la chaîne de valeur attendue pour les projets d’objets connectés recourant à des ressources dans le cloud ainsi qu’à des domaines technologiques connexes, comme l’analyse de big data, l’intelligence artificielle et le machine learning, sans oublier demain la blockchain. Le top 10 des prestataires cités par les décideurs interrogés est révélateur. Il reste cependant une place pour des prestataires répondant à des besoins de niches, verticaux ou sectoriels, besoins majeurs mis en avant par ces mêmes décideurs. »

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Cette nouvelle étude sur le cloud computing et l’internet des objets identifie les fonctions ou services que les objets connectés peuvent améliorer, les technologies auxquelles les projets d’objets connectés font appel, l’intérêt pour des plates-formes dans le cloud, les enjeux critiques autour des données, les points critiques en matière de sécurité, les impacts du RGPD et de la législation autour des données de santé, les top 10 des fournisseurs de plates-formes d’objets connectés dans le cloud, ou encore les standards, normes et protocoles privilégiés :

Le cloud au service des objets connectés & de l’IoT : Projets & tendances 2020 en France

Info : les données et visuels présentés dans cet extrait d’étude sont issus du programme OPE de MARKESS dédié au cloud computing et aux innovations digitales. Accessible « on demand » depuis notre Portail Client, ce programme d’information délivre en continu des données sur : les usages et les besoins en solutions des décideurs métiers et informatiques ; les approches par secteur et/ou taille d’entreprise ; les grandes tendances, opportunités et menaces ; l’environnement concurrentiel ; le poids du marché et son évolution à 2 ans.

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